Ricardo, employé de la desmotadora

La desmotadora est l'usine dans laquelle les graines sont séparées de la fibre de coton.

Mon nom est Ricardo Inca Palomino.
J’ai 43 ans.
J’habite dans le quartier de Las Lomas à 10 minutes de Cañete.
J’ai trois filles de 14, 16 et 18 ans.

Mon métier consiste à superviser tout le matériel qui transite par la desmotadora : guano des îles, sacs et protections des ramasseurs et bien sûr le coton.

Ici arrive par camion le coton récolté dans les champs de producteurs partenaires. Nous le répartissons ensuite dans différents compartiments selon leur provenance et leur qualité (biologique ou de transition). On appelle coton de transition le coton d’un champ qui est en cours de certification biologique.

Il faut en effet 3 ans pour qu’un champ soit considéré comme biologique. Le coton est ensuite aspiré de ces compartiments par de gros tubes et passe dans de nombreuses machines qui le nettoieront et le sépareront de ses graines. Il partira ensuite à l’usine de filature où il sera transformé en fil puis en toile.

Ce que j’aime dans ce métier, c’est la diversité des tâches qui me sont proposées. J’apprends tous les jours. Grâce à cette entreprise, j’ai enfin retrouvé un travail. Après mon accident de travail au cours duquel j’ai perdu une main, personne ne voulait d’un ouvrier handicapé. J’ai pu retrouver ma dignité. J’aimerais pouvoir dire aux consommateurs qu’ils font partie de notre vie.

Lorsqu’ils s’informent, ils découvrent que nous existons dans l’histoire de leur vêtement. Mais quand ils cherchent les plus bas prix possibles, ils oublient ceux qui produisent dans des conditions désastreuses.

 
 
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"Grâce à cette entreprise, j’ai enfin retrouvé un travail. Après mon accident de travail au cours duquel j’ai perdu une main, personne ne voulait d’un ouvrier handicapé. J’ai pu retrouver ma dignité"